La dialyse remplace les principales fonctions du rein pendant les séances :
- L’eau et le sodium sont éliminés par ultrafiltration.
- Le potassium est éliminé par la dialyse.
- Les déchets sont éliminés, mais l’urée et la créatinine restent élevés dans le sang, car la dialyse ne fonctionne pas 24h/24 comme le rein normal.
Une séance d’hémodialyse dure de quatre à sept heures suivant les besoins d’épuration de chacun (7 heures la nuit).
Il faut habituellement trois séances par semaine pour assurer une bonne épuration, voire quatre pour certains patients.
C’est un centre, rattaché à une structure hospitalière, destiné aux patients âgés en perte d’autonomie, aux patients autonomes qui présentent une maladie sévère en plus de l’insuffisance rénale et aux patients recevant des soins médicaux lourds ou après une chirurgie.
Elle s’adresse à des patients bien équilibrés médicalement, sans risque surajouté et pouvant se mobiliser seul. La présence temporaire d’un médecin est requise pendant la séance.
L’auto dialyse fait participer le patient à la réalisation de sa séance dans un local non médicalisé, sous la surveillance d’un infirmier.
Le patient en auto-dialyse domine la technique plutôt qu’il ne la subit, comme souvent dans un centre lourd.
Selon ses possibilités, le patient effectue les gestes de mise en place du circuit extra-corporel, rinçage du dialyseur, préparation du générateur avec l’aide de l’infirmier.
Parfois, le patient est capable de ponctionner lui-même sa fistule artério-veineuse et maîtriser les paramètres de base de sa séance de dialyse.
Le patient doit être volontaire, formé à la technique par une équipe soignante entraînée à cet apprentissage.
L’auto-dialyse s’adresse à des patients médicalement stables et autonomes.
L’hémodialyse à domicile suppose une autonomie complète du patient, une participation de son conjoint ou d’un membre de sa famille et d’un local adapté.
La dialyse à domicile est la solution la plus performante pour le confort des séances, le confort de vie.
Les résultats médicaux obtenus à condition d’avoir la volonté d’assumer complètement son traitement, sont également les plus performants.
Le suivi médical est identique à l’auto-dialyse.
Le centre, les antennes d’auto-dialyse et le domicile fonctionnent en réseau ; à tout moment l’équipe médicale répond à leurs appels.
Schéma de l'hémodialyse
Les insuffisants rénaux chroniques en phase terminale traités par hémodialyse n'urinent plus ou très peu. Ils accumulent donc l'eau qu'ils ont ingérée par l'alimentation (eau, soupe, café, yaourt, etc...) et les déchets organiques qui ne sont plus filtrés. C'est cet excédent d'eau et de déchets qu'on élimine grâce à l'hémodialyse. Si on ne le fait pas, une partie de cette eau passe dans la circulation sanguine, augmente la volémie, augmente la pression (hypertension artérielle) et ce jusqu'à l'œdème aigu du poumon. Les déchets empoisonnent le sang.
On pèse donc le patient à son arrivée. On compare son poids d'arrivée et son poids idéal défini par le médecin après différents examens (une radio du thorax, une échographie cardiaque, un bilan sanguin) pour faire la prescription de PPT (Perte de Poids Totale). Grâce aux dispositifs techniques de maîtrise de l'ultrafiltration, installés sur les machines de dialyse, la filtration sera effectuée soit de manière continue par perte de poids horaire (PPH) constante, soit par filtration selon un profil prescrit.
La dialyse est indispensable à la survie des patients insuffisants rénaux chroniques en phase terminale. Elle est souvent vécue comme une contrainte notamment en raison du temps voué au traitement. Mais malgré ces contraintes, la majorité des patients ne craque pas.
Toutes les enquêtes montrent que le dialysé surmonte la plupart de ses difficultés et met entre parenthèse la partie de sa vie consacrée à son traitement.
Le soutien de son entourage est très important, de même que celui de son milieu professionnel. D’une manière générale, on peut dire que 50% des dialysés sont complètement réhabilités en ayant repris une activité professionnelle normale et 25% à mi-temps.
En revanche, les 25% restant mènent une vie difficile, avec parfois des situations dramatiques. Les raisons de ces difficultés peuvent être de nature médicale, par la suite de complications non maîtrisées.
Elles sont le plus souvent en rapport avec un environnement socioculturel défavorisé : niveau éducatif bas, absence de qualification professionnelle, mauvaise compréhension du traitement, chômage, incompréhension familiale.
La prise en charge du patient hémodialysé suppose le travail pluridisciplinaire : médecins, infirmier(e), assistante sociale, diététicienne ou psychologue si nécessaire.