La dialyse est indispensable à la survie des patients insuffisants rénaux chroniques en phase terminale. Elle est souvent vécue comme une contrainte notamment en raison du temps voué au traitement. Mais malgré ces contraintes, la majorité des patients ne craque pas.
Toutes les enquêtes montrent que le dialysé surmonte la plupart de ses difficultés et met entre parenthèse la partie de sa vie consacrée à son traitement.
Le soutien de son entourage est très important, de même que celui de son milieu professionnel. D’une manière générale, on peut dire que 50% des dialysés sont complètement réhabilités en ayant repris une activité professionnelle normale et 25% à mi-temps.
En revanche, les 25% restant mènent une vie difficile, avec parfois des situations dramatiques. Les raisons de ces difficultés peuvent être de nature médicale, par la suite de complications non maîtrisées.
Elles sont le plus souvent en rapport avec un environnement socioculturel défavorisé : niveau éducatif bas, absence de qualification professionnelle, mauvaise compréhension du traitement, chômage, incompréhension familiale.
La prise en charge du patient hémodialysé suppose le travail pluridisciplinaire : médecins, infirmier(e), assistante sociale, diététicienne ou psychologue si nécessaire.