Régime pauvre en sel
Les reins malades ne sont plus en mesure de gérer un excédent de sel (sodium). La dose quotidienne de sel de cuisine dans l’alimentation ne devrait par conséquent pas dépasser 4 à 6 grammes. Un régime "normal" comporte généralement de 12 à 15 grammes de sel.
En cas d’insuffisance rénale, un excès d’apport en sodium et en eau peut provoquer une rétention d’eau, elle-même responsable de l’apparition d’une hypertension artérielle, d’œdèmes voire d’une décompensation cardiaque.
Le Potassium
Les patients atteints de troubles rénaux éliminent plus difficilement le potassium. Or, un taux élevé de potassium dans le sang peut induire des troubles du rythme cardiaque. Dans certains cas, il convient donc également de surveiller ses apports en potassium. Veillez alors à limiter les aliments qui en sont riches comme les légumes crus, les légumineuses, les pommes de terre, les chips, le chocolat, les noix et les fruits. Les fruits secs ou confits, la banane, l’abricot, l’avocat et le melon, notamment, contiennent beaucoup de potassium.
Limiter les protéines
Au début de l’insuffisance rénale, il est conseillé de ne consommer du poisson, de la viande ou des œufs qu’une seule fois par jour. Ceci afin d’éviter de surcharger les reins avec les déchets de ces aliments riches en protéines. En cas d’insuffisance rénale avancée, il convient de limiter davantage les apports en protéines. Si possible, la prise quotidienne de protéines doit être réduite à 0,8 à 1,0 gramme par kilo de poids corporel idéal. En aucun cas, le fait de limiter l’apport en protéines ne doit toutefois conduire à se sous-alimenter. Les patients sous dialyse doivent avoir une alimentation suffisamment protéinée puisque le processus de la dialyse va entraîner l’élimination d’acides aminés, des constituants des protéines. L’apport quotidien de protéines sous dialyse peut être de 1,2 gramme par kilo de poids corporel idéal.
Ce qu'il faut boire
En phase de prédialyse, il est conseillé de boire normalement, en fonction de la soif. En phase de dialyse, on peut boire jusqu’à 500 ml en plus du volume urinaire.
Les patients anuriques (qui n'urinent plus) doivent donc fortement limiter leurs apports. Sachez que la soupe, la glace et de nombreux fruits et légumes (melon, raisin, pomme, orange, tomate, salade) contiennent déjà une bonne quantité d’eau.
Optez pour les graisses végétales
Les huiles d’olive, de tournesol, de maïs et de soja contiennent des graisses insaturées, bénéfiques pour le cœur et les vaisseaux sanguins. Les poissons gras permettent également de prévenir l’athérosclérose (le rétrécissement) des vaisseaux.
Limitez votre consommation de phosphore
Le phosphore est présent dans beaucoup d’aliments: le lait, le fromage, les noix, les haricots secs ou encore les pois, mais aussi dans les sodas, colas, bières. Trop de phosphore dans le sang appauvrit les os en calcium, les rend poreux et, par conséquent, plus fragiles. Une calcification des articulations et des vaisseaux sanguins peut également apparaître.
Compléments alimentaires
En cas de traitement à l’érythropoïétine, les réserves corporelles en fer doivent être complétées par la prise d’un supplément par voie orale ou intraveineuse. Des suppléments de calcium et vitamine D peuvent également être nécessaires pour réduire les troubles du squelette. De même, on peut recourir à la prise de médicaments empêchant l’absorption intestinale de phosphore.
Les conseils d’un(e) diététicien(ne)
Ils vous seront précieux pour mettre toutes les mesures diététiques en pratique. Tout programme diététique sera d’ailleurs établi sur mesure. Chaque patient a besoin un régime alimentaire différent en fonction de la sévérité de sa déficience rénale, de son âge, du traitement de substitution de la fonction rénale et de sa motivation à suivre les conseils diététiques.