Organe en forme de haricot, mesurant entre 10 et 13 centimètres de long pour environ cinq centimètres d'épaisseur. Il est situé au niveau de la douzième paire de côtes, dans l'abdomen. Les reins filtrent le sang et le débarrassent de ses impuretés. Les unités fonctionnelles assurant cette filtration sont les néphrons, au nombre d'un million par organe. Après filtration, le sang purifié retourne dans les veines, tandis que les déchets rejoignent l'urine. En une journée, ce sont près de 180 litres de liquide qui sont traités par les reins, et 1,5 litre d'urine qui est produite.
Une fonction d’épuration et de maintien de l’équilibre intérieur de l’organisme
Les reins filtrent en moyenne 180l de sang par 24h et fabriquent environ 1.5l d’urine par jour. C’est grâce à eux que notre organisme élimine l’eau, les sels minéraux et les résidus du métabolisme.
- Lorsque les reins ne fonctionnent plus, l’eau s’accumule dans notre corps et stagne au niveau de nos membres inférieurs, mais lorsque les quantités sont importantes, elle peut également envahir les poumons et provoquer un OAP.
Les sels minéraux tels que le potassium, le calcium, le phosphore, varient en fonction de notre alimentation et pourtant leurs valeurs sanguines, chez l’être sain sont remarquablement fixes, grâce au travail d’épuration de nos deux reins.
Par contre, chez l’insuffisant rénal, leurs valeurs vont augmenter. Il y a un risque d’hyperkaliémie et d’hyperphosphorémie.
- Les reins doivent également nous permettre d’éliminer d’autres substances qu’on appelle les résidus du métabolisme . Il y en a deux principalement : l’urée et la créatinine.
L’urée : Plus notre alimentation va être riche en protéines (viandes, œufs, poissons), plus on va fabriquer de l’urée, car l’urée est le dernier stade de la digestion des protéines.
Les reins sains l’élimine entièrement de notre organisme mais chez l’insuffisant rénal, son taux va s’élever.
La créatinine, elle, est une substance, un déchet qui nous vient de nos cellules musculaires.
Elle ne dépend aucunement de notre alimentation mais résulte de notre masse musculaire et de notre activité physique.
Son augmentation dans le sang et sa présence dans les urines permettent un examen fiable qu’on nomme la clairance de la créatinine et qui permet d’évaluer précisément les degrés de l’évolution de l’insuffisance rénale.
Le rein a également une fonction sécrétrice ou hormonale.
Il intervient dans le contrôle de la tension artérielle en sécrétant une hormone : la rénine, qui contribue à augmenter la pression artérielle. Une surproduction de rénine, fréquente chez l’insuffisant rénal, provoque de l’hypertension. On compense cette surproduction en prescrivant un traitement anti-hypertenseur.
Il stimule la production des globules rouges par la moelle osseuse en secrétant une hormone : l’érythropoïétine. Chez l’insuffisant rénal, la production de cette hormone chute, entraînant une anémie.
Aujourd’hui, il existe une érythropoïétine de synthèse qu’on administre par voie sanguine ou sous cutanée pour corriger l’anémie des patients insuffisants rénaux.
Il maintient une structure osseuse normale : c’est au niveau du tissu rénal que la vitamine D est transformée en sa forme active. Elle favorise alors l’absorption du calcium par le tube digestif et sa fixation sur l’os. Chez l’insuffisant rénal, il existe des perturbations du métabolisme osseux.
D’une part : la diminution de la production de la vitamine D active, et diminution des apports alimentaires de calcium. Ces deux phénomènes entraîne une hypocalcémie.
D’autre part, le rein n’élimine plus les phosphates, ce qui entraîne une hyperphosphorémie.
Tous ces phénomènes en chaîne, amènent petit à petit à une destruction osseuse accélérée. C’est pourquoi, dans le traitement des insuffisants rénaux, on prescrit souvent du calcium, de la vitamine D active, des médicaments qui vont diminuer l’absorption digestive du phosphore.
Lorsque l’insuffisance rénale apparaît, les fonctions des deux reins sont altérées, plus de 80% des néphrons n’assurent plus correctement leurs fonctions.
A ce stade, le rein perd son « intelligence », il perd ses fonctions de concentration et de dilution de l’urine, ses fonctions métaboliques et hormonales sont elles aussi plus ou moins altérées.
Au stade ultime de l’évolution, quand il n’existe plus de possibilités de récupération, l’insuffisance rénale est dite chronique. Un traitement de suppléance prend alors le relais des reins défectueux, telle que l’hémodialyse, la dialyse péritonéale ou la transplantation rénale.