Le rein a également une fonction sécrétrice ou hormonale.
Il intervient dans le contrôle de la tension artérielle en sécrétant une hormone : la rénine, qui contribue à augmenter la pression artérielle. Une surproduction de rénine, fréquente chez l’insuffisant rénal, provoque de l’hypertension. On compense cette surproduction en prescrivant un traitement anti-hypertenseur.
Il stimule la production des globules rouges par la moelle osseuse en secrétant une hormone : l’érythropoïétine. Chez l’insuffisant rénal, la production de cette hormone chute, entraînant une anémie.
Aujourd’hui, il existe une érythropoïétine de synthèse qu’on administre par voie sanguine ou sous cutanée pour corriger l’anémie des patients insuffisants rénaux.
Il maintient une structure osseuse normale : c’est au niveau du tissu rénal que la vitamine D est transformée en sa forme active. Elle favorise alors l’absorption du calcium par le tube digestif et sa fixation sur l’os. Chez l’insuffisant rénal, il existe des perturbations du métabolisme osseux.
D’une part : la diminution de la production de la vitamine D active, et diminution des apports alimentaires de calcium. Ces deux phénomènes entraîne une hypocalcémie.
D’autre part, le rein n’élimine plus les phosphates, ce qui entraîne une hyperphosphorémie.
Tous ces phénomènes en chaîne, amènent petit à petit à une destruction osseuse accélérée. C’est pourquoi, dans le traitement des insuffisants rénaux, on prescrit souvent du calcium, de la vitamine D active, des médicaments qui vont diminuer l’absorption digestive du phosphore.
Lorsque l’insuffisance rénale apparaît, les fonctions des deux reins sont altérées, plus de 80% des néphrons n’assurent plus correctement leurs fonctions.
A ce stade, le rein perd son « intelligence », il perd ses fonctions de concentration et de dilution de l’urine, ses fonctions métaboliques et hormonales sont elles aussi plus ou moins altérées.
Au stade ultime de l’évolution, quand il n’existe plus de possibilités de récupération, l’insuffisance rénale est dite chronique. Un traitement de suppléance prend alors le relais des reins défectueux, telle que l’hémodialyse, la dialyse péritonéale ou la transplantation rénale.