LES MOYENS A METTRE EN ŒUVRE POUR POUVOIR PRATIQUER L’HEMODIALYSE

Il a différentes fonctions :
C’est un objet stérile composé de deux compartiments :
- Le compartiment sanguin
- Le compartiment du dialysat.
Les deux compartiments sont séparés par une membrane synthétique, semi perméable qui permet les échanges entre le sang et le bain de dialyse. Elles son biocompatibles s’adaptant aux éléments figurés du sang, sans provoquer de réaction d’intolérance ou d’allergie. Les échanges se font en permanence entre les deux compartiments, le sang et le dialysat circulant en sens contraire.
C’est une solution aqueuse de composition électrolytique voisine de celle du plasma. Il est préparé par mélange et dilution d’eau traitée par la centrale d’hémodialyse et de solutions concentrées (acide et bicarbonate). Il se renouvelle en permanence pendant la dialyse. Le choix du dialyseur et du dialysat relève de la prescription médicale.
Comprend deux lignes :
- Une ligne artérielle qui va de l’aiguille artérielle jusqu’au filtre de dialyse, et qui sert à aspirer le sang du patient.
- Une ligne veineuse qui va du filtre de dialyse à l’aiguille veineuse et qui sert à rendre le sang épuré au patient.
La circulation du sang dans ces deux lignes est assurée par la pompe du générateur.
C’est le lieu où est produite l’eau de qualité, la plus pure possible; elle est nécessaire à l’hémodialyse.
Dans la centrale d’eau se trouve un filtre mécanique qui élimine les particules les plus grandes. Puis un filtre à charbon actif qui absorbe le chlore, souvent ajouté à l’eau de ville.
Il y a également, un adoucisseur qui capte les ions calcium et le magnésium et qui supprime le calcaire. Ce qui reste d’électrolytes, de molécules organiques et de produits bactériens est finalement éliminé par osmose inverse.
Le système de distribution de l’eau se compose d’une boucle de tuyauteries allant du système de traitement d’eau aux salles de dialyse. Chaque générateur possède une arrivée d’eau et est branché sur ce circuit.
L’hémodialyse réclame de gros besoins en sang, ce qui impose à la chirurgie de créer et d’entretenir un abord vasculaire avec un débit suffisant, d’utilisation facile et donnant le moins de complications possibles.
La fistule artério-veineuse reste encore actuellement la meilleure solution. Elle sera pratiquée en première intention avant les pontages artério-veineux.
C’est un court circuit entre une veine et une artère, que l’on relie par une suture, en général au niveau de l’avant bras ou du bras, pour que la veine gonfle afin qu’elle soit facilement piquable. La veine, reliée à l’artère, se dilate et sa paroi devient plus épaisse. On peut facilement la piquer ainsi. Deux ponctions sont nécessaires : une aiguille (artérielle) pour aspirer le sang à épurer et une aiguille (veineuse) pour rendre le sang épuré.
La technique chirurgicale se fait sous anesthésie locale ou locorégionale.
Les membres supérieurs sont pratiquement toujours utilisés et on ne réalise des fistules artério-veineuses aux membres inférieurs que dans des situations exceptionnelles.
Mais avant de ponctionner une fistule artério-veineuse, il faut attendre une période de maturation de quelques semaines, voire quelques mois.
La durée de vie des fistules artério-veineuses est variable, en générale de plusieurs années : 60% des fistules artério-veineuses sont encore fonctionnelles à la sixième année de dialyse .
Il sera utilisé en deuxième intention, en cas de difficultés ou d’échec de la fistule artério- veineuse. On met en place sous la peau, un tube reliant l’artère humérale et une veine. Il peut s’agir d’une veine conservée après un stripping, d’une prothèse en téflon appelé gore- tex ® .
Il n’y a pas de maturation à attendre, mais seulement la période de trois semaines d’inclusion du greffon dans le tissu sous cutané.
La durée de vie des pontages est moindre que celle des fistules artério-veineuses (40% fonctionnelles à 6 ans).
Ils consistent en la mise en place d’un cathéter au niveau d’une grosse veine. La veine utilisée est en générale la veine fémorale, ponctionnée avant chaque séance. On peut aussi ponctionner la veine jugulaire. Dans ce cas, le cathéter est laissé en place plusieurs jours ou semaines.
La ponction de la veine sous- clavière est formellement contre- indiquée chez l’insuffisant rénal chronique, car elle provoque des sténoses ou des thromboses de la veine.
Ils sont tunnélisés sous la peau, introduits dans la veine jugulaire interne et leurs extrémités positionnées au niveau de l’oreillette droite. Ce type de cathéter peut rester en place plusieurs mois ou années.
Il est la seule solution durable quand l’état des vaisseaux ne permet plus de créer un abord artério-veineux. Le plus gros risque est celui de la survenue d’une infection.
Elles sont en cours d’évaluation. Elles semblent pouvoir remplacer certains cathéters centraux tunnelisés supposés définitifs. Exemple : le dialock.